A double emploi
A double emploi
Lorsque vous me revenez
Je vous déteste
Votre parfum, votre veste
Que vous laissez traîner
De la chambre au salon
Et vos bouffées de pipe
Qui vous imbibent la lippe
A la moindre occasion
M’incommodent, m’indisposent,
Aussi votre léger bagage
D’amant de passage
Pour une courte pause
Sur la couche jeté
De même que votre mauvaise humeur
Jetée sur mon cœur
Quand votre épouse cocufiée
Vous a joué la comédie débile
De la femme suicidaire
Au bord de la crise de nerf
Si vous me revoyiez le nombril…
Lorsque de nous vous vous éloignez
Je vous soupire
Vos façons, vos délires
Que sur mon corps vous promenez
De la lune au chant du coq
Et nos calices de champagne doré
Pour toutes gorgées
Qui du reste du monde se moquent
Me manquent, m’obsèdent,
Votre bagage refait
Votre parfum défait
Votre humeur apaisée avec l’aide
De mon amour infusé
A vos lèvres en colère
Même votre tabac d’hier
Et ses déplaisantes bouffées
Me mettent le cœur à la pluie
Sevré de votre présence
Votre indéterminée absence
Me laisse le corps à l’ennui…
jill bill